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Décès de Jean-Pierre Ménard

Nous venons d’apprendre le décès de Jean-Pierre Ménard.

L’Association des Journalistes de la Construction présente toutes ses condoléances à Sandrine Wiart et à ses proches.

Jean-Pierre était un journaliste spécialisé en architecture et architecte de formation. Il a été rédacteur en chef adjoint des Cahiers Techniques du Bâtiment et collaborateur d’AMC, le Moniteur d’architecture. Il a aussi écrit sur le solaire et les énergies renouvelables, comme sur de nombreux autres sujets. Il a par exemple été rédacteur des numéros spéciaux de « Systèmes solaires, le journal des énergies renouvelables ».

Mais cela ne résume pas la richesse de sa carrière professionnelle.

Voici un hommage que lui rend Gérard Guerit, journaliste, avec qui il a collaboré.

Jean-Pierre Ménard, Architecte, Journaliste, Peintre…. était d’abord un esthète. Sa voix si particulière traduisait un calme olympien, ainsi qu’une volonté de recul par rapport à l’immédiateté, un fléau très actuel qu’il percevait déjà il y a plus de trente ans.

Jean-Pierre ne supportait pas la laideur. De sa formation d’architecte, il avait conservé une sensibilité, une approche qui dépassait largement les codes stylistiques du moment, qu’il s’agisse du monde de l’architecture, de la construction ou de l’automobile, un domaine où il excellait également en tant que journaliste. J’ai le souvenir d’échanges, parfois très longs, sur ses visions esthétiques de l’habitat, de la ville ou de l’automobile.

Personnalité atypique au sens positif du terme, Jean-Pierre fut un temps rédacteur en chef adjoint des Cahiers Techniques du Bâtiment. Dans une période  où tout évoluait très vite et dans tous les sens, le bureau de Jean-Pierre était une oasis de sérénité et de réflexion, loin du tumulte d’une rédaction classique. Il s’éloigna assez rapidement de ce poste, qui n’était sans doute pas suffisamment en phase avec son mode de fonctionnement et sa vision du monde.

L’indépendance, le recul et le travail de fond auront finalement mieux convenu à cet homme qui n’avait pas besoin de signer pour que l’on reconnaisse sa prose au bout de quelques lignes. Son écriture était l’exact reflet de ses pensées, qui resteront une constante tout au long de sa vie professionnelle et personnelle.

La cérémonie aura lieu lundi 28 mai à 16h30 au crématorium des Mureaux, 52 rue de la Nouvelle France